Suivre le courant du changement, élargir sa zone de confort!

Par Annie Bienvenue

De nos jours, les entreprises et les travailleurs autonomes doivent se redéfinir constamment et s’ajuster rapidement aux avancements technologiques, à la concurrence, etc. Si l’on arrête d’avancer, de s’améliorer et de s’adapter, on recule. Dans ce contexte, les personnes qui ont le plus de succès sont celles dont la zone de confort est la plus vaste.

La zone de confort est cet espace intérieur dans lequel nous nous sentons en sécurité, en maîtrise de nos moyens et détendus. Elle est nécessaire pour notre équilibre, mais elle peut aussi devenir notre prison si nous refusons de la faire évoluer. Acquérir de nouvelles compétences nous amène à sortir de notre zone de confort. Il n’est agréable ni facile de le faire; nous pouvons nous sentir vulnérables et incompétents. Pourtant, le changement et la transformation sont partout autour de nous : la nature, la société, le milieu professionnel, etc. : ce sont les fondements mêmes de la survie de l’humanité. Alors, accepter de sortir de sa zone de confort et de l’agrandir représente une nécessité tant au niveau professionnel que personnel. Mais comment faire de cet inconfort une expérience agréable plutôt qu’anxiogène?

Si vous faites la liste de ce dont vous êtes le plus fier dans votre vie, vous remarquerez probablement que la première étape pour réaliser chaque point a consisté à sortir de votre zone de confort. Vous avez peut-être oublié votre nervosité au départ, vos premières erreurs, mais elles ont fait partie de votre apprentissage et de chaque réalisation.

Pourquoi élargir sa zone de confort?

Parce qu’on est obligé! Parfois, c’est l’extérieur – milieu de travail, santé, enfants – qui nous impose de procéder à des changements qui nous propulsent hors de notre espace confortable. Nous avons alors la perception que l’effort à fournir est très grand. La résistance que provoque en nous le changement est stressante, voire épuisante. Toutefois, tant que nous percevons l’évènement ou la situation comme une agression ou une injustice, l’expérience est vécue négativement et péniblement. L’anticipation et les scénarios catastrophes que nous créons dans ce contexte sont la source de notre inconfort et de notre stress.

Par choix. Le changement provient d’un besoin intérieur, quand nous ressentons que le statu quo n’est plus viable, que, pour nous sentir mieux, nous devons vivre de nouvelles expériences ou acquérir de nouvelles compétences. Souvent, nous vivons ces changements avec beaucoup d’enthousiasme et d’excitation. Nous ne comptons pas nos heures, car nous sommes concentrés sur ce qui nous passionne, sur l’objectif et les bénéfices que nous désirons atteindre.

Choisir le changement représente toujours une option plus constructive et agréable que de se le faire imposer; nous avons donc intérêt à choisir ce qui nous arrive plutôt que de le subir. Pour ce faire, nous entraîner régulièrement à effectuer de petits changements, de petites sorties de notre zone confortable, nous prépare et nous habitue à percevoir les transformations de manière plus positive. Plus nous acquérons l’habitude de sortir de notre zone de confort, plus cela se vit agréablement et facilement.

Trois étapes pour élargir sa zone de confort

  1. La préparation

On ne se lance pas dans le vide dans un nouveau projet. On définit un plan de match : diviser les apprentissages est important. Ne tentez pas d’agrandir votre zone de confort rapidement, sans prendre le temps nécessaire; allez-y une étape à la fois. Par exemple, si vous effectuez une présentation pour la première fois, préparez bien votre sujet, sa structure, son visuel; puis, connaissez la salle; finalement, répétez votre animation. Plus vous éliminerez les surprises et les zones grises et plus vous visualiserez concrètement la situation, plus vous diminuerez votre stress et vous sentirez en confiance.

  1. L’action

Vous êtes outillés… lancez-vous et acceptez vos erreurs! Soyez indulgent avec vous-même, ayez des attentes réalistes. C’est le moment d’apprendre, de rebondir et de recommencer avec les leçons apprises. Il n’y a que dans l’action que l’on peut évaluer vraiment notre degré de connaissance et de maîtrise.

  1. Le réflexe

Nos premières actions nous font vivre de l’inconfort généralement. Mais, avec la pratique et l’expérience, un réflexe va s’établir et rendre cette nouvelle expérience plus facile. Un bébé doit bien se concentrer pour marcher, mais à 5 ans, c’est devenu un réflexe et l’enfant ne réfléchit plus du tout à ses mouvements. Alors, exercez-vous autant de fois qu’il faudra pour devenir confortable dans vos nouvelles actions : vos réflexes se renforciront et vous deviendrez compétents et à l’aise.

Élargir sa zone de confort, c’est accepter de faire des erreurs et de ne pas contrôler tout ce qui se passe, c’est choisir de mûrir et de se laisser surprendre par la vie : c’est choisir de suivre le courant du changement et non de s’y opposer. Cette attitude est la plus sûre menant au succès et à l’accomplissement de soi.

Annie Bienvenue
Coach d’affaires, formatrice et conférencière
en communication verbale et non verbale

JPL Communications inc.
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